Les différents types d’influenceurs : comment les différencier et lesquels choisir ?
Nano-influenceur, micro-influenceur, macro-influenceur… Derrière ces appellations se cachent des créateurs aux audiences, aux communautés et aux impacts très différents. Et lorsqu’une entreprise souhaite mettre en place une campagne d’influence, le nombre d’abonnés est souvent le premier critère regardé.
Pourtant, choisir un influenceur uniquement selon la taille de sa communauté est une erreur.
Un compte suivi par 8 000 personnes peut parfois être beaucoup plus intéressant pour votre entreprise qu’un créateur qui rassemble 300 000 abonnés. Tout dépend de votre objectif, de votre cible, de votre budget, mais aussi de la relation que le créateur entretient avec sa communauté. Alors, quelles sont les différentes catégories d’influenceurs ? Et surtout, laquelle privilégier pour votre campagne ?
Quels sont les différents types d’influenceurs ?
Il n’existe pas de classification parfaitement universelle. Les seuils peuvent légèrement varier selon les études, les plateformes ou les agences.
On retrouve néanmoins généralement quatre grandes catégories :
- les nano-influenceurs : moins de 10 000 abonnés ;
- les micro-influenceurs : entre 10 000 et 100 000 abonnés ;
- les macro-influenceurs : entre 100 000 et 1 million d’abonnés ;
- les méga-influenceurs : plus d’un million d’abonnés.
Mais ces chiffres donnent seulement une première indication.
Regardons surtout ce que chaque type d’influenceur peut réellement apporter à une entreprise.
1. Les nano-influenceurs : une petite audience, mais une forte proximité
Les nano-influenceurs possèdent généralement moins de 10 000 abonnés.
À première vue, leur audience peut sembler « faible ». Pourtant, ce sont des profils particulièrement intéressants pour certaines campagnes.
Pourquoi ?
Parce que leurs abonnés les suivent souvent pour une raison très précise : une passion, une expertise, une localisation ou simplement leur personnalité.La relation peut également sembler beaucoup plus accessible. Les échanges en commentaires ou en messages privés sont généralement plus faciles et la recommandation peut être perçue comme celle d’une personne que l’on connaît plutôt que comme une publicité traditionnelle.
Un exemple concret
Imaginez un restaurant situé à Lyon qui souhaite faire connaître son nouveau brunch.
Collaborer avec un créateur food lyonnais suivi par 7 000 personnes, dont une grande partie habite réellement dans la région, peut être beaucoup plus pertinent que de travailler avec un compte lifestyle national de 200 000 abonnés.
Le deuxième apportera probablement davantage de vues.
Mais combien de personnes pourront réellement venir manger dans le restaurant ?
C’est toute la différence entre avoir de la portée et toucher les bonnes personnes.
Les nano-influenceurs sont donc particulièrement intéressants pour les commerces locaux, restaurants, artisans, petites entreprises ou marques qui travaillent sur une niche très spécifique.
2. Les micro-influenceurs : le compromis entre visibilité et proximité
Les micro-influenceurs possèdent généralement entre 10 000 et 100 000 abonnés.
C’est probablement l’une des catégories les plus intéressantes pour de nombreuses marques.
Le créateur possède déjà une audience suffisamment importante pour apporter de la visibilité, tout en conservant généralement une certaine proximité avec sa communauté.
Un exemple
Prenons une marque de cosmétiques naturels.
Elle pourrait collaborer avec une créatrice suivie par 35 000 personnes et spécialisée depuis plusieurs années dans les soins de la peau. Son audience est peut-être moins importante que celle d’une grande influenceuse lifestyle, mais elle est aussi beaucoup plus ciblée.
Et lorsqu’elle recommande un produit, sa communauté connaît déjà son expertise et ses habitudes de consommation.
La recommandation bénéficie donc d’un contexte.
C’est précisément ce que l’on recherche avec une campagne d’influence bien pensée.
3. Les macro-influenceurs : toucher une audience beaucoup plus large
Les macro-influenceurs rassemblent généralement entre 100 000 et 1 million d’abonnés.
À ce niveau, on change progressivement d’objectif.
Une collaboration avec un macro-influenceur permet notamment de générer rapidement une portée importante et de faire connaître une marque, un produit ou un lancement auprès d’un grand nombre de personnes.
C’est particulièrement pertinent dans une stratégie de notoriété.
Un exemple
Par exemple, une marque nationale qui lance une nouvelle gamme de boissons pourrait vouloir multiplier les points de contact et faire connaître rapidement son produit. Plusieurs collaborations avec des macro-influenceurs peuvent alors permettre de créer une forte exposition sur une période courte.
En revanche, une audience plus importante ne signifie toujours pas automatiquement davantage de ventes.
Le ciblage devient donc essentiel.
4. Les méga-influenceurs : la puissance de la notoriété
Au-dessus du million d’abonnés, on parle de méga-influenceurs.
On retrouve ici de très grands créateurs de contenu, mais également des célébrités, artistes, sportifs ou personnalités publiques.
L’intérêt principal est évident : la puissance de diffusion.
Une collaboration peut exposer une marque à plusieurs centaines de milliers, voire plusieurs millions de personnes. Mais cette visibilité a évidemment un coût et surtout, elle n’est pas nécessairement adaptée à toutes les entreprises.
Une petite marque locale n’a probablement aucun intérêt à payer une somme considérable pour toucher plusieurs millions de personnes réparties dans toute la France si elle peut uniquement vendre ses services dans un rayon de 30 kilomètres.
En revanche, pour une marque nationale ou internationale qui cherche avant tout à développer sa notoriété, cette stratégie peut avoir beaucoup plus de sens.
Le nombre d’abonnés ne devrait jamais être votre seul critère
C’est probablement le point le plus important de cet article : 100 000 abonnés ne valent pas forcément mieux que 10 000.
Avant une collaboration, je préfère regarder la qualité globale du profil.
La localisation de l’audience
C’est indispensable pour une entreprise locale.
Si vous êtes restaurateur à Lyon et que 80 % de l’audience du créateur se trouve à Paris, le partenariat risque d’avoir un intérêt commercial assez limité, même si sa dernière vidéo a réalisé 500 000 vues.
L’engagement de la communauté
Regardez les commentaires, les partages, les discussions créées autour des contenus et la manière dont le créateur répond à son audience.
Il faut néanmoins éviter de réduire cette analyse à un simple taux d’engagement. 100 commentaires constitués uniquement de trois cœurs ne racontent pas exactement la même histoire que trente commentaires dans lesquels les abonnés posent des questions, demandent une référence ou expliquent qu’ils souhaitent tester le produit.
La cohérence avec votre cible
Posez-vous une question très simple : les personnes qui suivent cet influenceur correspondent-elles aux personnes que je souhaite toucher ?
Cela semble évident. Pourtant, une collaboration peut parfois être choisie parce qu’un profil « fait beaucoup de vues », alors que son audience n’a quasiment aucun rapport avec les clients recherchés par la marque. Un créateur de contenu incarne votre marque.
La crédibilité du créateur
Regardez également les précédentes collaborations.
Si le créateur recommande un restaurant lundi, explique mardi qu’il a trouvé « son restaurant préféré », puis présente un nouveau « restaurant préféré » vendredi, la crédibilité de la recommandation risque forcément d’en prendre un coup.
Une bonne campagne d’influence repose aussi sur la cohérence entre le créateur, son univers et la marque.
Nano, micro ou macro-influenceur : lequel choisir pour votre entreprise ?
Il n’existe donc pas de catégorie « meilleure » que les autres; tout dépend de ce que vous cherchez à obtenir.
– Si votre priorité est de développer votre notoriété à grande échelle, un macro ou méga-influenceur peut être intéressant.
– Si vous cherchez à toucher une niche très précise, un micro-influenceur spécialisé peut être beaucoup plus pertinent.
– Et si vous êtes une entreprise locale, plusieurs nano ou micro-influenceurs implantés dans votre région peuvent parfois produire davantage de résultats qu’une collaboration beaucoup plus importante.
C’est d’ailleurs une stratégie que je trouve particulièrement intéressante : ne pas forcément mettre tout son budget sur un seul gros créateur.
Avec le même budget, une entreprise peut parfois travailler avec plusieurs profils plus petits, tester différents contenus et multiplier les points de contact auprès de communautés complémentaires.
Il existe aussi différents types d’influenceurs selon leur spécialisation
La taille de la communauté n’est d’ailleurs qu’une manière de classifier les influenceurs.
Deux micro-influenceurs de 30 000 abonnés peuvent avoir des profils complètement différents.
On peut retrouver des créateurs spécialisés dans la food, le voyage, la beauté, la mode, le sport, l’entrepreneuriat, la décoration, la parentalité, la tech ou encore un territoire particulier.
Un influenceur peut également être reconnu pour une véritable expertise professionnelle et c’est cette spécialisation qui peut donner énormément de valeur à sa communauté.
Pour une marque, il faut donc croiser deux informations : la taille de l’audience + la pertinence de cette audience.
Influenceur ou créateur UGC : attention à ne pas confondre
Il existe également une confusion fréquente entre influence et UGC.
Lorsque vous travaillez avec un influenceur, vous payez notamment pour accéder à son audience et bénéficier de sa capacité de prescription.
Le créateur UGC répond à une autre logique.
Il crée du contenu pour la marque, mais n’a pas nécessairement vocation à le diffuser auprès de sa propre communauté. La marque peut ensuite utiliser cette vidéo sur ses réseaux sociaux, son site ou dans ses campagnes publicitaires selon les droits négociés.
Une personne peut évidemment exercer les deux activités mais les objectifs et les prestations ne sont pas les mêmes.
En savoir plus dans cet article : Pourquoi faire appel à une créatrice de contenu UGC ?
Une campagne d’influence commence par un objectif, pas par un nombre d’abonnés
Avant de chercher des influenceurs, commencez donc par vous demander ce que vous attendez réellement de votre campagne.
Voulez-vous faire connaître votre marque ? Générer du contenu ? Toucher une nouvelle cible ? Faire découvrir un lieu ? Générer du trafic ? Obtenir des ventes ? Travailler votre image ?
Parce que votre réponse peut complètement changer les profils à sélectionner.
Un restaurant qui veut remplir ses tables, une marque nationale qui lance un produit et une entreprise B2B qui souhaite gagner en crédibilité n’ont absolument pas besoin des mêmes créateurs.
Et c’est précisément pour cette raison qu’une bonne stratégie d’influence ne commence jamais par : « Trouvons quelqu’un qui a beaucoup d’abonnés. »
Elle commence par : « Qui devons-nous toucher et qu’attendons-nous de cette collaboration ? »
C’est ensuite seulement que le nombre d’abonnés devient un critère parmi d’autres.
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